Le blog libertaire et anarchiste de NicoCerise

Je ne suis personne et personne ne me suit.

08 mars 2009

Quatre-vingt-quinze fois sur cent

J'aimerais être le pornographe du webographe mais je ne suis que cerise. S'il fallait un maitre, j'aurais aimé être son ami. Doit-on vraiment préciser que ce texte est de Georges Brassens. Pour moi la fête de la femme c'est ici et bien sur dans les liens les insoumises.

Brassens

 

La femme qui possède tout en elle
  Pour donner le goût des fêtes charnelles
  La femme qui suscite en nous tant de passion brutale
  La femme est avant tout sentimentale
  Main dans la main les longues promenades
  Les fleurs, les billets doux, les sérénades
  Les crimes, les folies que pour ses beaux yeux l'on commet
  La transporte, mais...

  Quatre-vingt-quinze fois sur cent
  La femme s'emmerde en baisant
  Qu'elle le taise ou le confesse
  C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
  Les pauvres bougres convaincus
  Du contraire sont des cocus
  A l'heure de l'oeuvre de chair
  Elle est souvent triste, peuchère
  S'il n'entend le coeur qui bat
  Le corps non plus ne bronche pas

  Sauf quand elle aime un homme avec tendresse
  Toujours sensible alors à ses caresses
  Toujours bien disposée, toujours encline à s'émouvoir
  Elle s'emmerde sans s'en apercevoir
  Ou quand elle a des besoins tyranniques
  Qu'elle souffre de nymphomanie chronique
  C'est elle qui fait alors passer à ses adorateurs
  De fichus quarts d'heure

  Quatre-vingt-quinze fois sur cent
  La femme s'emmerde en baisant
  Qu'elle le taise ou le confesse
  C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
  Les pauvres bougres convaincus
  Du contraire sont des cocus
  A l'heure de l'oeuvre de chair
  Elle est souvent triste, peuchère
  S'il n'entend le coeur qui bat
  Le corps non plus ne bronche pas

  Les "encore", les "c'est bon", les "continue"
  Qu'elle crie pour simuler qu'elle monte aux nues
  C'est pure charité, les soupirs des anges ne sont
  En général que de pieux mensonges
  C'est à seule fin que son partenaire
  Se croie un amant extraordinaire
  Que le coq imbécile et prétentieux perché dessus
  Ne soit pas déçu

  Quatre-vingt-quinze fois sur cent
  La femme s'emmerde en baisant
  Qu'elle le taise ou le confesse
  C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
  Les pauvres bougres convaincus
  Du contraire sont des cocus
  A l'heure de l'oeuvre de chair
  Elle est souvent triste, peuchère
  S'il n'entend le coeur qui bat
  Le corps non plus ne bronche pas

  J'entends aller bon train les commentaires
  De ceux qui font des châteaux à Cythère
  "C'est parce que tu n'es qu'un malhabile, un maladroit
  Qu'elle conserve toujours son sang-froid"
  Peut-être, mais les assauts vous pèsent
  De ces petits m'as-tu-vu-quand-je-baise
  Mesdames, en vous laissant manger le plaisir sur le dos
  Chantez in petto...

  Quatre-vingt-quinze fois sur cent
  La femme s'emmerde en baisant
  Qu'elle le taise ou le confesse
  C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
  Les pauvres bougres convaincus
  Du contraire sont des cocus
  A l'heure de l'oeuvre de chair
  Elle est souvent triste, peuchère
  S'il n'entend le coeur qui bat
  Le corps non plus ne bronche pas.

Posté par nicocerise à 12:44 - De la poésie - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Commentaires

Poster un commentaire