Le blog libertaire et anarchiste de NicoCerise

Je ne suis personne et personne ne me suit.

27 décembre 2010

Bigard et les couilles du pape

Lors d'un déjeuner avec Paul Wermus, avec les sieurs Cavanna, Wolinski et Berroyer, jean-Marie Bigard revient sur ses rapports avec Nicolas Sarkozy et sa visite papale en 2007.

Je me suis fait happer par Sarkozy. (...) « Le pape, j’en ai rien à branler. Mon désir était juste de visiter les fouilles sous la basilique : on venait de retrouver les restes de saint Pierre. Sarkozy, me présentant au Saint Père, lui a dit : “Jean-Marie est un homme de Dieu. Il donne aux bonnes œuvres.” Et il a rajouté : “Il est le seul humoriste à avoir fait rire les cinquante-deux mille spectateurs du Stade de France.” Voilà toute la vérité. Nicolas, je l’ai rencontré que trois fois, dans ma vie.

De visiter les fouilles à tater les couilles il n'y a qu'un pas que je réalise sans hésiter. Car qui mieux que Bigard peut tater les couilles du pape.

Un ecclésiastique serait censé examiner manuellement les organes génitaux, au travers d’une chaise percée. L’inspection terminée, il pourrait s’exclamer « Duos habet et bene pendentes » (« il en a deux, et bien pendantes »), ce à quoi le chœur des cardinaux répondrait : « Deo gratias » (« rendons grâce à Dieu »).
Il serait arrivé qu’un candidat ait perdu un attribut. C’est alors que le vérificateur se serait exclamé : « Est unus » (« il y en a un »). Le répond aurait alors été : « sufficit » (« suffisant »).
Les guerres, la capture par les pirates barbaresques auraient parfois dépouillé un candidat de ses attributs virils. Le cardinal vérificateur désolé aurait alors déclaré : « Est nullus » (« il y en a aucun ») et le répond aurait été : « Deus providebit » (« Dieu y pourvoira »). Source Wikipédia

Pourquoi cette tradition : afin d'empêcher qu'une femme ne puisse être pape comme cela est arrivé entre 855 et 858 avec la papesse Jeanne qui découverte a heureusement était lapidée à mort par la foule.

Voilà expliqué enfin en 2010, l'un des mystères du quinquennat. Et nous espérons un bon rétablissement à Jean-Marie et à la France pour 2011.

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Le siège papal

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Les deux couillus

Posté par nicocerise à 12:01 - Commentaires [10] - Permalien [#]
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Commentaires

    La papesse Jeanne

    Elle n'avait qu'à se mettre la poitrine contre la chaise percée. Le vérificateur n'aurait pu que constater "Duos habet et bene pendentes", sans mentir d

    Posté par Saoul-Fifre, 27 décembre 2010 à 12:43
  • MANIF / RASSEMBLEMENT ANTI LOPPSI - 5 janvier 2011 à PARIS

    Le prochain rassemblement contre LOPPSI à Paris aura lieu : le mercredi 5 janvier 2011 de 17H à 23H au CIP (collectif intermittents et précaires) 14 quai de Charente 75019 PARIS - Métro Corentin Cariou (ligne 7)

    Pour que ce rassemblement ne soit pas vain, il peut être intéressant d’avoir lu ce texte auparavant.

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    « Je te souhaite que ta loi retombe sur ton père, ta mère, ta femme, tes enfants, et toute ta postérité. Et maintenant avale ta loi. » — A. Artaud.

    Là ne s’agit pas de s’en contenter.

    Les lois LOPSSIs sont des lois scélérates, certes, mais elles s’attaquent à quelque chose de plus profond : la mémoire historique.

    Un arrière-goût de tout ce que les régimes autoritaires ont concocté de meilleur.

    Mais nous ne nous arrêterons pas là, ce n’est pas au nom de quelque idéal de liberté républicain ou démocrate que nous désirons nous lever.

    Au nom de rien d’ailleurs.

    La haine totale de ce monde totalitaire suffit à nous accrocher à la moindre intensité de résistance pouvant naître.

    Mais nous ne nous arrêterons pas là non plus.

    Nous combattons sans défendre mais combattons avec certains horizons en tête : celui de voir un jour sans Travail, sans Propriété, sans Misère, bref tout ce qui a dicté les grandes insurrections ouvrières du siècle dernier…

    Nous sommes une histoire perdue cherchant à se retrouver en ces temps effacés :

    Mieux que partout, la France a réussi à ménager l’oubli chez ses sujets, non seulement l’oubli de ce pourquoi elle règne encore, cette France, mais l’oubli qu’il existe des ailleurs, d’autres notes, d’autres couleurs que le gris bétonné et le noir fumeux.

    « C’est une époque bien carabinée » disait un camarade et c’est véritablement vrai. Tout a faillit ici, pourtant tout semble encore fonctionner. Là, se dévisage le capitalisme : il n’a besoin que de notre consentement soumis pour exister. Il ne lui faut même plus inventer quelques bonheurs qui tiennent, des merveilles qui font espérer. Il ne lui faut, désormais, plus que perfectionner ses outils policiers.

    Lui-même se l’avoue lorsqu’il met en scène sa critique : « Le monde est pourri, vous avec, restez sage » relaye le Spectacle.

    Puisque le monde dérive, pourquoi ne pas dériver lentement avec lui. C’est ce qu’ON voulait nous faire croire.

    Hélas, le meilleur des mondes n’a pas encore triomphé !

    « C’est un beau moment, que celui où se met en mouvement un assaut contre l’ordre du monde […] Voilà donc une civilisation qui brûle, chavire et s’enfonce tout entière. Ah ! Le beau torpillage. »

    Il nous faut retrouver la mémoire, une mémoire tactile, celle des armes, de l’émeute, de la résistance matérielle. Il nous faut des réflexes, il nous faut se mettre d’accord une bonne fois pour toute : « faire apparaitre dans la pratique une ligne de partage entre ceux qui veulent encore de ce qui existe, et ceux qui n’en voudront plus ».

    En temps de guerre, ceux qui prétendent échapper à celà sont ceux qui ont déjà choisi un camp : celui de l’engagement le plus total dans le désengagement. Celui de rejouer les mêmes échecs en se disant que cela fonctionnera un jour.

    Ce sont eux, les véritables amnésiques. L’amnésie est une position bien confortable en ce monde, elle permet de s’ancrer léthargiquement dans un espoir messianique. Un espoir qui n’a pas fini de faire vivre et de laisser mourir…

    « Diverses époques ont eu ainsi leur grand conflit, qu’elles n’ont pas choisi mais où il faut choisir son camps. C’est l’entreprise d’une génération, par laquelle se balaient les empires et leurs cultures. Il s’agit de prendre Troie ; ou bien de la défendre. Ils se ressemblent par quelque côté, ces instants où vient se séparer ceux qui combattront dans les camps ennemis, et ne se reverront plus. » — Guy Debord.

    Dimanche 26 décembre 2010.

    Posté par pierre, 28 décembre 2010 à 11:07
  • @Saoul-fifre : des seins en poire et la figue du pape on se fait un crumble.

    Posté par nicocerise, 28 décembre 2010 à 15:34
  • "Notre" Bigard national ferait il de moins en moins rire ? j'espère au moins qu'il n'aura pas gonfler les "couilles du pape"... comme il me gonfle... lol

    Très bonne soirée

    Posté par JanSheng, 28 décembre 2010 à 17:56
  • @JanSheng : à vous lire, les couilles du pape seraient une montgolfière

    Posté par nicocerise, 28 décembre 2010 à 19:16
  • Avis de recherche

    Il y a bien 35 ans que j'ai perdu "les couilles du pape", et je n'voudrais pas crever avant de les avoir retrouver.

    Cette chanson que Jean Marie Vivier nous avait, dans un rade, un soir chantée.

    Si quelqu'un s'en souvient ? Merci de me les transmettre bien que l'on connaisse le fin : "les couilles du pape ne servent à rien"

    Bigard non plus d'ailleurs.

    Posté par Celaide, 04 février 2011 à 21:17
  • Avis (suite)

    retrouvées ndd !

    avec "avoir" accord avec le cdd placé avant, bourrique !

    Désolé !

    Posté par Celaïde, 04 février 2011 à 21:21
  • Pour Célaïde

    La chanson est de Font et Val. Il y a un site qui donne gratuit tous les mp3 de leurs chansons. Si j'ai le courage, je mettrai le lien ici.

    Posté par Saoul-Fifre, 04 février 2011 à 21:50
  • Euréka, Célaïde

    Je n'ai pas eu à chercher loin : "les nouveaux usages" est sur Dailymotion.

    http://www.dailymotion.com/video/xaxk73_font-et-val-baader-les-usages_fun

    Posté par Saoul-Fifre, 04 février 2011 à 22:01
  • @Saoulfifre Celaïde : c'est qui Celaïde qui vous marque à la culotte. Celles du pape ne servent à rien, mais les miennes ne servent plus à grand chose. Merci Saoul fifre d'avoir rappelé à Val son passé de chansonnier.

    Posté par nicocerise, 04 février 2011 à 23:50

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