Le blog libertaire et anarchiste de NicoCerise

Je ne suis personne et personne ne me suit.

18 janvier 2013

La propriété c'est du vol

 Nicole Ferroni ne comprend pas Proudhon, moi non plus.

Car enfin pour qu'il y ait vol, il faut bien qu'il y ait la propriété. Si le propriétaire est le voleur originel, alors qu'est qu'un voleur. Un propriétaire en devenir?

Il faut donc condamner le volé et le voleur?

J'y comprends plus rien.


On va tous y passer - Nicole Ferroni par franceinter

 

 

Posté par nicocerise à 21:34 - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

    Qui est venu en premier ? l’œuf ou la poule ?

    Posté par riad1, 24 janvier 2013 à 02:32
  • Stilner disais que Proudhon est tellement imprégné par la propriété que même en la refusant il garde l'idée de "vol" comme négative alors que le vol n'existe pas sans propriété.
    Lui dit plus simplement : ma propriété c'est ce qui est en mon pouvoir, si on m'accorde un propriété, je ne suis que métayer. (C'est pas la citation exacte)

    Posté par Le_Dore, 19 février 2013 à 17:07
  • @Le dore : Touche pas à mon cul, il m'appartient c'est ce qu'à dit le premier propriétaire avant de mettre un slip

    Posté par nicocerise, 22 février 2013 à 19:20
  • la propriete c'est le vol

    Pour aller très très vite (rien ne remplace la lecture des ouvrages) : Tout ce que nous consommons (achetons) est le travail des autres. Lorsque j'achète un pain, j'achète le travail du paysan, du meunier, du boulanger. Il est normal, qu'en retour j'offre du travail. Or, le propriétaire qui loue une terre, des habitats, le propriétaire de capitaux qui prête à intérêt, les propriétaires d'actions etc ne fournissent pas de travail et sont donc des voleurs.
    En revanche, Proudhon va exiger que le laboureur soit propriétaire de son champ, les travailleurs de leurs ateliers, les occupants de leur logement, etc. La propriété devient alors une des bases de l' "autogestion" que Proudhon nommait "gestion directe".
    Dans la même logique, il définissait la propriété "exploitation de l'homme par l'homme." La propriété par certains d'un capital crée le prolétariat : "un mal que je veux abolir et non un dieu à qui j'offre mon encensoir."
    Dans ses premiers écrits, il nommait cette propriété liée à l'usage "possession". Progressivement, il reprendra le terme de "propriété".
    Cordialement.
    H. T.

    Posté par HERVE TRINQUIER, 23 avril 2015 à 14:25

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