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Le blog libertaire et anarchiste de NicoCerise
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16 octobre 2008

La révolution n'a pas eu lieu

Depuis des mois les crises s'amplifient. Les prix des denrées alimentaires augmentent. Des émeutes de la faim se déclenchent suite à des spéculations boursières qui augmentent les matières premières. Phénomène amplifié par les multinationales qui en profitent pour augmenter leurs marges.

Cette crise se prolonge par une crise financière sans précédent qui voit fondre la valeur des sociétés cotés en bourses et la diminution de la valeur des FCP.

Le lundi 13 juillet, des émeutes ont lieu aux portes de Paris par des jeunes en cagoules. La foule des émeutiers exige la baisse du prix des grains et du pain - prix qu’ils n'avaient jamais atteint au cours du siècle. La foule des émeutiers s'en prend à quelques magasins et se replie avec le fruit de ses rapines. La BAC arrête quelques jeunes meneurs du 9.3.

À 17 heures, une délégation des électeurs parisiens se rend aux invalides pour réclamer les armes de guerre qui y sont entreposées. La Cour ne réagit pas. Le président rencontre la délégation et leur offre des postes prestigieux dans les différents corps d'état.

L'armée ne s'oppose pas à une foule énorme (40 000 à 50 000 personnes) qui s'empare finalement des armes entreposés aux Invalides. Le préfet de police déploit l'ensemble des compagnies de CRS qui étaient positionnées dans Paris. La charge est gigantesque et toute la journée et la nuit du 14 juillet les CRS pourchassent ceux que le président appelle un ramassis d'anarchistes et de libertaires.

Le 14 juillet à 17 heure, la garnison de la Bastille rend les armes.

— « C’est une révolte ? » demande Louis XVI.

— « Non sire, ce n’est pas une révolte, c’est une révolution. »

Au matin du 15 juillet le calme est revenu.

Le président annonce sur TF1 le lancement d'un  plan de 300 milliards pour recapitaliser le secteur bancaire, la privatisation de la poste et de la sécurité sociale et augmente les subventions aux grands céréaliers.

Le capitalisme est sauvé, les privilèges ne seront pas abolis, vive le roi.

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