L'église et l'armée
L’armée malgache s’est invitée ce mardi dans la crise politique que
traverse le pays depuis le 26 janvier. Le chef d’état-major de l’armée,
le général de brigade Edmond Rasolofomahandry, a fixé un ultimatum de
« 72 heures » à « toutes les forces politiques » pour trouver une issue
à la crise dans une allocution à la télévision nationale. Sans quoi,
les forces armées devront prendre leurs « responsabilités pour faire
fonctionner les affaires nationales », prévient-il.
Ce n'est pas tout à fait comme cela que cela s'est passé car l'armée a été invitée dans la crise :
Traduction libre de la déclaration faite Mercredi 25 février par Mgr Odon Razanakolona, archevêque d’Antananarivo, également président en exercice du FFKM.
Tout d’abord, je remercie ceux qui ont placé confiance et espoir envers
le FFKM, et ont demandé à celui-ci de faire une médiation entre M. Marc
Ravalomanana et M. Andry Rajoelina concernant le présent désordre dans
le pays.
Je prie les forces de l’ordre de veiller à la paix publique et d’assurer la protection de la population et de ses biens, en conformité avec les statuts qui les régissent.
Enfin, je demande à nous tous sans exceptions de nous tourner vers le Seigneur et de prier ensemble pour la paix dans le pays.
*FFKM : Conseil chrétien des églises à Madagascar
PS : En octobre 2001, Marc Ravalomanana est élu sans surprise - car en plus d'être
protestant pratiquant, il en est le principal contributeur financier -
vice-président de l'Église de Jésus-Christ à Madagascar ou FJKM,
(église réformée), l'un des quatre piliers du Conseil des églises
chrétiennes de Madagascar. Sur la Grande Ile, les relations Église-État
sont très fortes, et après le mandat municipal de maire de la capitale,
ce poste de vice-président (qu'il occupe toujours) est la deuxième
étape de son ascension vers la présidence.
Ou voir Madagascar entre le marché et le goupillon.
Quels sont les voies du seigneur à Madagascar : STAR, l'empire, le yaourt,