Chroniques révolutionnaires
En Guadeloupe, loin des médias nationaux, un mouvement révolutionnaire est-il toujours en cours ?
Oui, si l'on en croit les guadeloupéens de l'UMP, qui appelle désespéremment l'Etat UMP et le presse t'intervenir au nom de la COHESION SOCIALE et L’ORDRE REPUBLICAIN. Bien sur, cet appel reste sans réponse, il faut être en hibernation depuis 2 ans pour ne pas avoir compris que ces mots ne font pas parti du vocabulaire du pouvoir actuel.
L'UMP local dit donc :
Ce n’est pas un jeu auquel nous sommes en train d’assister, mais la réalisation d’un « projet » précis, structuré, visant à porter atteinte à toute puissance publique en Guadeloupe et à prendre le pouvoir par la rue.
La première étape, ou phase1 de ce dispositif, s’est déroulée du 20 janvier au 4 mars dernier. Elle visait à cristalliser les mécontentements et à discréditer l’Etat et ses représentants. Le blocage de la Guadeloupe pendant quarante quatre jours et la signature d’un accord sous la contrainte et les bons hospices de l’Etat, visait à démontrer au peuple, que l’on obtenait plus par la rue que par des négociations avec les pouvoirs publics.
L’envahissement, le jeudi 7 mai 2009, du Palais de Conseil Général (où devait se tenir le Congrès des élus de Guadeloupe) par les hordes du LKP avait pour objectif de disqualifier les élus eux-mêmes et de s’emparer du pouvoir local pour mieux négocier avec le pouvoir central.
Contre ce qu’il faut bien appeler une action insurrectionnelle, on pouvait s’attendre à une condamnation unanime des élus de tout bord. On aurait pu espérer que tous, parlementaires, conseillers régionaux et généraux, Maires et conseillers municipaux, appellent à une grande manifestation de protestation. Mais à part une conférence de presse des Présidents des deux collectivités majeures, rien de tout cela.
Quant à l’Etat, on peut se demander s’il existe encore.
Or en Guadeloupe, depuis trois mois et demi, c’est “l’ordre” LKP qui règne sans partage sur notre malheureuse île. Même après la signature d’un accord abject et stupide sur les salaires et son extension par le ministre du travail, même après la signature par l’Etat de celui (à peine plus compréhensible) dit « de fin de conflit »., des dizaines et des dizaines d’entreprises sont, tous les jours, envahies par les nervis du LKP, leurs responsables sont menacés, voire séquestrés, sous l’indifférence aveugle et dédaigneuse de l’Etat, dont commissariats et gendarmeries refusent même de prendre les plaintes.
Il nous faut, (comme toujours dans les situations difficiles) nous réveiller, nous prendre par la main, nous mobiliser, nous regrouper, et montrer au monde que nous savons ce que nous voulons.
Donc, l'UMP est aux abois, elle en appelle en début d'article à l'intervention de l'état (en Guadeloupe, cela équivaut à demander une compagnie de CRS) et à la fin de l'article elle appelle au Lyannaj, ce qu'elle dénonce.
Mais pour la droite, un bon mouvement c'est toujours un mouvement de réforme, c'est à dire qui revient à l'équilibre précédent.