La torture, une éternelle barbarie
Un homme qui torture un autre homme est un barbare. Cette appellation journalistique est appliquée à l'homme répondant au nom de Fofana qui avec d'autres hommes et femmes ont torturés un autre homme.
Cet homme est un homme.
Quelqu'un qui voulait exister à tout prix, sans en avoir les moyens.
Il est le produit de la société française.
Personne ne connaît la réalité de cet homme-là, même pas les experts psychiatres qui l'ont trouvé prétendument normal.
Il raisonnait toujours en termes de fric.
Il n'est ni schizophrène ni psychopathe.
C'était un jeune tout à fait ordinaire, solitaire, peu expansif.
Cet homme est un homme, est-il si différent des soldats qui dans toutes les guerres sont sommés par le système et par d'autres hommes de procéder à la torture?
« Il est clair que les dirigeants sont responsables des exactions commises en Irak », a précisé Sifton. « Il est temps qu’ils rendent compte de leurs actes ».
Cet homme est un homme, est-il si différent qu'un autre homme qui n'aurait aucunes valeurs autre que l'argent et son égo?
Utiliser le terme de barbarie, sans s'interroger sur la notion même de civilisation, fait de ceux qui utilisent cette expression des pisses formules sans morale.