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Le blog libertaire et anarchiste de NicoCerise
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14 mai 2010

Ane et con à la fois

J'ai vraiment du mal avec cette crise grecque. Les gouvernants sont-ils vraiment aussi bêtes? Et sur ce je relis un billet précédent :

"Tous les maux de ce monde viennent de l'ânerie. - On pourrait ajouter : et de la canaillerie. » ( Léautaud 14.02.31)

Peut-être voire certainement.

Mais il est possible que pour comprendre ce qui se passe il faut faire référence à Molière plutôt qu'à Marx.

Mais écoutons d'abord le docteur Strauss-Kahn :

On vous reproche d'imposer des mesures d'austérité drastiques. (La tribune 20/04/2010)

Nous avons le rôle d'un docteur : quand on nous appelle, c'est qu'on est malade. Mais la maladie est toujours antérieure à l'arrivée du docteur. Lorsque nous arrivons, nous débloquons des ressources pour financer une période de transition. En contrepartie, le pays aidé s'attache à régler ses problèmes, qui sont souvent d'origine budgétaire. On n'impose rien du tout. C'est le gouvernement souverain qui décide des mesures concrètes à prendre. Nous donnons le cadre général pour revenir à la santé.

Pendant longtemps, le "consensus de Washington", cette politique économique libérale préconisée par le FMI, a fait autorité. La crise ne l'a t-elle pas dévalué ?

Le consensus de Washington est mort. L'idée d'une politique économique universelle, c'est la médecine de Molière : la saignée, la saignée, la saignée. La médecine moderne, c'est le traitement individualisé. On a beaucoup critiqué le FMI pour avoir imposé ce "consensus", mais il n'en a jamais été à l'origine : le monde entier croyait alors à ces axiomes. 


MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.- Messieurs, il y a une heure que je vous écoute. Est-ce que nous jouons ici une comédie?


-    Mais Doctissimus Doctor si l’état de la Grèce, de l’Espagne, de la France et de l’Italie ne  s’améliore pas ?
-    Clysterium donare, postea seignare, ensuita purgare, reseignare, repurgare et rechiliterisare maladus dut–il crevare
-    Crevare ? Eruditissimus Doctor !
-    Certus ! Maladus périra peut-étre, 
mais il mourra guéri !

Retrouvez l'article Diaforus au pouvoir de jlhuss

 

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Commentaires
C
"On n'impose rien du tout." Sûr que les Argentins ou même les Russes sont d'un avis contraire.<br /> Un bel enfoiré!
S
Oui, de la bêtise humaine...
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