Découpeuse
Josyane fixe ses mains crevassées par l’humidité et le froid. A la fois rêches et humides. Et rouges, aussi. Elle n’en a vu de pire que chez les ostréicultrices triant les huîtres sur un plan de travail glacé, en plein vent. L’eau de mer creuse davantage les fissures de peau que l’humidité douceâtre de la chair de poulet. Depuis trente ans, Josyane est découpeuse de poulets : séparer les filets, les cuisses, les pattes… pour les consommateurs qui n’aiment plus les volailles entières qu’ils ne savent pas découper.
L'histoire de Josyane est à lire chez Jouer au monde le blog de Françoise Simpère. C'est poignant.
Je vous y renvoie car les mains des ostréicultrices c'est vaiment quelques choses que toutes hommes politiques devrait voir avant de voter une réforme des retraites.