Secret défense et justice : Bugaled Breizh
Bugaled Breizh et Karachi les victimes du secret d'état sont tués deux fois : une fois physiquement et une autre fois lorsque le gouvernement empêche la vérité et la justice d'aboutir.
Le 7 janvier 2004, le Bugaled Breizh, chalutier de 24 m, appareille de Loctudy, son port d'attache, pour sa première marée de l'année. Huit jours plus tard, à 12 h 25, alors qu'il est en pêche au large des côtes anglaise de Cornouaille, le navire finistérien contacte par VHF l'Eridan un autre chalutier évoluant dans le même secteur et lui lance « On chavire, viens vite, on chavire, viens vite ! ». Une minute plus tard le Bugaled Breizh sombre avec ses marins.
Il y a un an, le 27 novembre 2009 la cour d'appel de Rennes (Ille-et-Vilaine) demande un complément d'enquête sur le naufrage du "Bugaled Breizh", chalutier breton qui avait coulé en 2004, causant la mort de ses cinq marins.
Dans son dernier film, L'ombre du sous-marin, Jacques Losay, réalisateur morbihannais, entend « illustrer les dérives dans la conduite d'une enquête où l'institution judiciaire est délibérément entravée dans son fonctionnement par le pouvoir politique au mépris des principes élémentaires du droit ». Ouest-France
Les onze victimes de l'attentat de Karachi et les cinq victimes du Bugaled Breizh sont confrontés aux mêmes pressions.