Un monde de barbares
Il est un discours à la mode qui présente les démocraties comme un empire romain, civilisation menacée par les barbares.
C'est la nation toute entière qui condamne un acte barbare, perpétré par des barbares, un acte d'une lâcheté inouïe. Ce crime, ce crime odieux, ne fait que renforcer la détermination de la France à lutter sans relâche contre le terrorisme, contre les terroristes. Les démocraties ne peuvent pas accepter cela. Les démocraties, c'est leur honneur et c'est leur noblesse, doivent lutter pied à pied contre ces barbares venus d'un autre âge, qui veulent terroriser le monde entier. Discours du 9 janvier 2011
Je condamne cet acte barbare, cet acte odieux qui vient de faire une victime innocente, qui consacrait son temps à aider les populations locales. (...) Plus que jamais nous sommes décidés à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et à soutenir les pays qui ont le courage de combattre ce terrorisme barbare. Déclaration du 26 juillet 2010
L'Autre est un barbare, vous devez me faire confiance je suis le seul rempart avec mon amie Marine contre la barbarie. Les socialistes cadres sup, fonctionnaires et syndicalistes, les Ecologistes bobos et les gauchistes bisounours ne voient pas la menaces barbares aveuglés qu'ils sont pas leur acculturation mondialisée. Discours du 24 décembre 2011
L'Autre?
La métaphysique est là dans "l'Autre" avec sa majuscule. Comme elle l'était autrefois dans le Peuple, la Révolution, la Liberté, le Prolétaire.
Mais là où Montaigne commence vraiment à nous gonfler c'est quand il enfile ses gros sabots de comparatiste grossier et de relativiste vulgaire : "Nous les pouvons donc bien appeler barbares, eu égard aux règles de la raison mais non pas eu égard à nous qui les surpassons en toute sortes de barbarie".
C'est Todomodo qui nous rappelle que l'anti-sarkozysme primaire est aussi le choix d'une philosophie, d'une certaine façon de réfléchir.
Même le GI apprend à réfléchir, Pourquoi des guillemets à "réfléchir". Je n'ai pas mis de guillemets à démocratie et barbarie.
