Le blog anarchiste et libertaire de NicoCerise

Progrès ou régression. Je ne suis personne et personne ne me suis.

30 septembre 2009

Adresse à JF Copé : internet c'est l'anarchie

Chiffon rouge. Agité. Par JF Copé. Internet c'est pas les bisounours. Si nous de fixons pas des limites à la liberté c'est l'anarchie.

Ca ce sont les mots simple(t)s de Copé voilà maintenant une analyse :

L’Anarchisme triomphant : Le logiciel libre et la mort du copyright

~ L’anarchisme comme mode de production
written by Eben Moglen, translated by Jérôme Dominguez

Pourquoi des personnes font des logiciels libres s'ils n'en tirent pas de profit ?

(...)

Ainsi, mes amis nains, c'est juste une question humaine. Semblable à la raison pour laquelle Figaro chante, pour laquelle Mozart a écrit pour lui la musique qu'il chante, et pour laquelle nous construisons tous de nouveaux mots: parce que nous pouvons. L'Homo ludens rencontre l'Homo faber. La condition sociale de l'interconnexion globale que nous appelons l'Internet rend possible la créativité pour chacun d'entre nous dans des voies nouvelles, et que nous n'apercevions même pas en rêve. À moins que nous n'autorisions la « propriété » à interférer. Répétez après moi, vous les nains et les hommes: résistez à la résistance !

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28 septembre 2009

Seules les victimes sont Coupables

Je suis volontaire pour proposer mon ami Fred Lefebvre au prix nobel, au goncourt, à la nouvel star pour l'ensemble de son oeuvre. Fred a décidé d'arrêter la politique jeune il met donc les bouchées doubles. Il est merveilleux. Sa dernière oeuvre :

Dans un procès, il y a des victimes et il y a des coupables. C'est la justice qui déterminera (mais) les coupables sont toujours parmi les prévenus", a déclaré M. Lefebvre sur France-Inter, même si "les prévenus ne sont pas toujours coupables".

Bien sur cette phrase est sortie de son contexte mais pas de son con-texte.

C'est magnifique et c'est une participation superbe de son auteur à cette discussion philosophique : Suis-je victime ou coupable de mes fautes ?

Autre participation : la F1 - F1-Renault : Nelson Piquet Jr. victime ou coupable du faux accident?

En matière de finance spéculative, une chose est sur : seules les victimes sont coupables. Ainsi la fin du fou, Madoff, il y a bien fallu qu'il soit victime de faillite pour être coupable d'escroquerie. (Voir le rapport Kotz prouve la culture de déférence en usage à la SEC face aux élites de Wall Street")

On me dira vous victimisez les coupables (suis-je victime de "l’atmosphère victimaire contemporaine"). Et alors? Mon Nico il culpabilise bien les victimes.

Ajout suite à intervention de Monsieur Fillon :

Interrogé dans le Journal du dimanche, le premier ministre a indiqué : "Dans cette affaire, il y a une victime principale, le président de la République. Et on ne doit pas transformer les victimes en coupables." -

Remember 10 mai 2006 -blog présidentiel 2007 : Après le fiasco du CPE, l'affaire Clearstream devrait être fatale au gouvernement. Dominique de Villepin semble avoir définitivement perdu la confiance des français, au point que plus personne n'imagine qu'il pourrait être candidat à la présidentielle de 2007, et que les rumeurs d'un changement de Premier Ministre avant l'été vont bon train.

Il est possible que ce soit l'arroseur/arrosé. C'est bien sur l'effet comique du procès. Ils me font pisser dessus, tellement ils sont forts. Ils croient vraiment nous faire rire en disant toujours l'inverse de la vérité : Celui qui a gagné la course à la candidature de l'UMP à la présidentielle, en se servant de l'affaire clearstream pour achever son opposant serait un perdant, une victime.

Chantons :

on les virera en 2012, on les virera comme des mal élevés

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15 septembre 2009

Moi est un autre ou l'inverse

"On ne peut pas reprocher à quelqu'un d'être ce qu'il n'est pas."

Monsieur Poireau, Il y a des jours

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10 septembre 2009

Mon cher chef d'état

Le chef d'état n'existe pas c'est clair.

Un dictateur c'est pas clair non plus : correcteur le monde

Et ce beau commentaire de rappelant comment la presse relatait les 100 jours de Napoléon.

C’est d’Alexandre Dumas (ou du moins, repris par lui, mais le ton malicieux ne trompe pas), dans Une année à Florence:

Maintenant, si on veut le suivre dans sa marche victorieuse jusqu’à Paris, on n’a qu’à consulter le Moniteur. Pour guider nos lecteurs dans cette recherche historique, nous allons en donner un extrait assez curieux. On y trouvera la marche graduée de Napoléon vers Paris, avec la modification que son approche produisait dans les opinions du journal.
- L’anthropophage est sorti de son repaire.
- L’ogre de Corse vient de débarquer au golfe Juan.
- Le tigre est arrivé à Gap.
- Le monstre a couché à Grenoble.
- Le tyran a traversé Lyon.
- L’usurpateur a été vu à soixante lieues de la capitale.
- Bonaparte s’avance à grands pas, mais il n’entrera jamais dans Paris.
- Napoléon sera demain sous nos remparts.
- L’empereur est arrivé à Fontainebleau.
- Sa Majesté Impériale et Royale a fait hier son entrée en son château des Tuileries au milieu de ses fidèles sujets !…
C’est l’exegi monumentum du journalisme ; il n’aurait rien dû faire depuis, car il ne fera rien de mieux.

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07 septembre 2009

Mort vivant au charbon

Il faut mieux renaître que descendre.

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24 juillet 2009

Démocratie : à cause du du

Il est à craindre que certains n'est jamais compris la définition de la démocratie :

Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.

"Du" veut dire dans ce contexte "appartenant au". Cela ne veut pas dire que le peuple est l'objet du gouvernement.

Or il semble que beaucoup comprennent que c'est le peuple qui est gouverné. Le peuple est donc un troupeau qui se gouverne lui-même. Bon il choisit des représentants qui le gouvernent. Bon une partie du peuple choisit des gouvernants. Bon le choix est fortement restreint et finalement il choisit plus contre que pour.

On s'en balancerez si on ne se méprenez pas sur le sens "du" mais comme ce n'est pas le cas, on l'a dans l'os. Les gouvernants veulent gouverner les gens, les gens n'aiment pas être gouverné mais cela ne les dérange pas que l'on gouverne les autres, mais comme on est toujours l'autre de quelqu'un, on l'a dans l'os.

Mais au faite si on ne gouverne pas les hommes, qu'est-ce que l'on gouvernerait. Tout le reste, mon ami, simplement le reste.

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26 juin 2009

Cocu de ta Race

Race

Cocu

Nicocerise a peu de certitudes mais il considère qu'une personne continuant à utiliser le mot race (appliqué à l'homme) et le mot cocu est un crétin, un imbécile, un con.

Merci de m'alerter si vous pensez qu'il y a d'autres mots à supprimer car ne correspondant à rien.

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22 juin 2009

J'appelle bourgeois quiconque pense bassement

Je ne me permettrais pas de commenter cette formule attribuée à Flaubert, et je vous invite à visiter le blog Poéthique.

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21 juin 2009

Fragnolage : le nouveau contrôle d'Etat

Deux ou trois choses que j'avais à vous dire, par Yildune Lévy

Le Monde.fr du 20 juin 2009

C'est un homme, dans un bureau, comme tant d'autres hommes dans tant d'autres bureaux auxquels il ressemble sans ressembler à rien. Celui-là dispose d'un pouvoir spécial, certainement dû au fait que son bureau occupe le dernier étage d'une quelconque tour d'un palais de justice.

On dit qu'il instruit, qui ? quoi ? Il instruit. Il écroue. Il interroge. Il rend des ordonnances, de pâles ordonnances, où quelques articles de loi, une poignée de formules convenues et de considérations vagues se concluent par d'impénétrables mesures de contrôle judiciaire. Benjamin, certainement trop apprécié comme épicier à Tarnac, sera assigné à résidence chez sa mère en Normandie, où il n'a jamais vécu, à 30 ans. Manon et moi, qui partagions tout à Fleury, n'avons plus le droit de nous voir maintenant que nous sommes "libres". Julien peut se mouvoir dans toute la couronne parisienne, non traverser Paris, au cas où lui viendrait la tentation de prendre d'assaut l'Hôtel de Ville, sans doute.

Tel ami qui le visitait au parloir de la Santé doit se garder de le croiser désormais, sous peine de réincarcération. L'homme au bureau construit un dédale de murs invisibles, un labyrinthe d'impossibilités factices où nous sommes censés nous perdre, et perdre la raison. Il y a un ordre dans cet écheveau d'absurdités, une politique de désorientation sous les accents neutres du judiciaire.

On nous libère en prétextant qu'il n'y a pas de "risque de concertation frauduleuse" pour ensuite nous interdire de nous voir et nous exiler ici ou là, loin de Tarnac. On autorise un mariage tout en en faisant savamment fuiter le lieu et la date. On fragnole (1), à coup sûr, mais pas seulement.

C'est par ses incohérences qu'un ordre révèle sa logique. Le but de cette procédure n'est pas de nous amener à la fin à un procès, mais, ici et maintenant, et pour le temps qu'il faudra, de tenir un certain nombre de vies sous contrôle. De pouvoir déployer contre nous, à tout instant, tous les moyens exorbitants de l'antiterrorisme pour nous détruire, chacun et tous ensemble, en nous séparant, en nous assignant, en starifiant l'un, en faisant parler l'autre, en tentant de pulvériser cette vie commune où gît toute puissance.

La procédure en cours ne produit qu'incidemment des actes judiciaires, elle autorise d'abord à briser des liens, des amitiés, à défaire, à piétiner, à supplicier non des corps, mais ce qui les fait tenir : l'ensemble des relations qui nous constituent, relations à des êtres chers, à un territoire, à une façon de vivre, d'oeuvrer, de chanter. C'est un massacre dans l'ordre de l'impalpable. Ce à quoi s'attaque la justice ne fera la "une" d'aucun journal télévisé : la douleur de la séparation engendre des cris, non des images. Avoir "désorganisé le groupe", comme dit le juge, ou "démantelé une structure anarcho-autonome clandestine", comme dit la sous-direction antiterroriste, c'est dans ces termes que se congratulent les tristes fonctionnaires de la répression, grises Pénélope qui défont le jour les entités qu'ils cauchemardent la nuit.

Poursuivis comme terroristes pour détention de fumigènes artisanaux au départ d'une manifestation, Ivan et Bruno ont préféré, après quatre mois de prison, la cavale à une existence sous contrôle judiciaire. Nous acculer à la clandestinité pour simplement pouvoir serrer dans nos bras ceux que nous aimons serait un effet non fortuit de la manoeuvre en cours.

Ladite "affaire de Tarnac", l'actuelle chasse à l'autonome ne méritent pas que l'on s'y attarde, sinon comme machine de vision. On s'indigne, en règle générale, de ce que l'on ne veut pas voir. Mais ici pas plus qu'ailleurs il n'y a lieu de s'indigner. Car c'est la logique d'un monde qui s'y révèle. A cette lumière, l'état de séparation scrupuleuse qui règne de nos jours, où le voisin ignore le voisin, où le collègue se défie du collègue, où chacun est affairé à tromper l'autre, à s'en croire le vainqueur, où nous échappe tant l'origine de ce que nous mangeons, que la fonction des faussetés, dont les médias pourvoient la conversation du jour, n'est pas le résultat d'une obscure décadence, mais l'objet d'une police constante.

Elle éclaire jusqu'à la rage d'occupation policière dont le pouvoir submerge les quartiers populaires. On envoie les unités territoriales de quartier (UTEQ) quadriller les cités ; depuis le 11 novembre 2008, les gendarmes se répandent en contrôles incessants sur le plateau de Millevaches. On escompte qu'avec le temps la population finira par rejeter ces "jeunes" comme s'ils étaient la cause de ce désagrément. L'appareil d'Etat dans tous ses organes se dévoile peu à peu comme une monstrueuse formation de ressentiment, d'un ressentiment tantôt brutal, tantôt ultrasophistiqué, contre toute existence collective, contre cette vitalité populaire qui, de toutes parts, le déborde, lui échappe et dans quoi il ne cesse de voir une menace caractérisée, là où elle ne voit en lui qu'un obstacle absurde, et absurdement mauvais.

Mais que peut-elle, cette formation ? Inventer des "associations de malfaiteurs", voter des "lois anti-bandes", greffer des incriminations collectives sur un droit qui prétend ne connaître de responsabilité qu'individuelle. Que peut-elle ? Rien, ou si peu. Abîmer à la marge, en neutraliser quelques-uns, en effrayer quelques autres. Cette politique de séparation se retourne même, par un effet de surprise : pour un neutralisé, cent se politisent ; de nouveaux liens fleurissent là où l'on s'y attendait le moins ; en prison, dans les comités de soutien se rencontrent ceux qui n'auraient jamais dû ; quelque chose se lève là où devaient régner à jamais l'impuissance et la dépression. Troublant spectacle que de voir la mécanique répressive se déglinguer devant la résistance infinie que lui opposent l'amour et l'amitié. C'est une infirmité constitutive du pouvoir que d'ignorer la joie d'avoir des camarades. Comment un homme dans l'Etat pourrait-il comprendre qu'il n'y a rien de moins désirable, pour moi, que d'être la femme d'un chef ?

Face à l'état démantelé du présent, face à la politique étatique, je n'arrive à songer, dans les quartiers, dans les usines, dans les écoles, les hôpitaux ou les campagnes, qu'à une politique qui reparte des liens, les densifie, les peuple et nous mène hors du cercle clos où nos vies se consument. Certains se retrouveront à la fontaine des Innocents à Paris, ce dimanche 21 juin, à 15 heures. Toutes les occasions sont bonnes pour reprendre la rue, même la Fête de la musique.


 

Etudiante, Yildune Lévy est mise en examen dans l'"affaire de Tarnac".

(1) Il manque assurément au vocabulaire français un verbe pour désigner la passion que met un assis à rendre, par mille manœuvres minuscules, la vie impossible aux autres. Je propose d'ajouter pour combler cette lacune à l'édition 2011 du Petit Robert le verbe "fragnoler" d'où découlent probablement le substantif "fragnolage", l'adjectif "fragnolesque" et l'expression argotique "T'es fragno !" dont l'usage est attesté et ne cesse de se répandre.

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16 décembre 2008

Un chef d'état ça n'existe pas

Je proclame que le chef de l'état n'existe pas et personne ne réagit. Personne ne me contredit.

Mais si j'ai raison alors pourquoi on laisse les politiciens, les professeurs, les journalistes et les piliers de bars utiliser ce terme.

Je croyez que mes lecteurs veillez au bon usage des mots. Il faut croire que le combat est devenu tellement titanesque et permanent, que vous avez jeté l'éponge.

Je rappelle donc les résultats de ma recherche  :

1. Le terme chef de l'état n'existe pas dans la constitution de la Vème république ni dans aucune constitution républicaine.

2. Le terme n'existe pas sur le site legifrance

3. On pourrait déduire de cet article 1er "Le chef de l'État français a la plénitude du pouvoir gouvernemental, il nomme et révoque les ministres et secrétaires d'État, qui ne sont responsables que devant lui." que le chef de l'état existe. Mais cet article date du 11 juillet 1940 et c'est celui du régime de Vichy.

Donc j'en déduit que l'état n'a pas de chef et qu'un citoyen n'a pas de chef.

Plutôt que de vouloir la suppression de l'état (Qui sait ce qui se développerait sur ses ruines ? On peut facilement imaginer que c'est la religion), il faut s'opposer à une certaine conception de l'état qui est véhiculée par Tous.

Tous ? Sauf CeriseLibertaire bien sur. 

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