Procés clearstream ou Roman du pouvoir
C'est un procès fourre-tout, le procès d'une époque. Celle des officines et des manipulations d'Etat. C'est un procès règlement de comptes qui peut aussi devenir le procès de l'appareil judiciaire, voire du journalisme. Il va durer un mois à raison de trois ou quatre après-midi par semaine. Ce sera comme un grand spectacle. C'est une pièce de théâtre. Assimilable à une comédie plus qu'à une tragédie. Il y a une salle, la première chambre civile du TGI de Paris, des acteurs, des critiques, un public... Si tout va bien, on aura droit à quelques envolées et à quelques coups de théâtre. La différence avec le théâtre c'est qu'à la fin il y a un verdict. Il y a 41 parties civiles constituées à ce jour. Ça signifie qu'une soixantaine d'avocats au moins vont jouer des manches.
Globe and mail :
"C'est une histoire de présidents et d'espions, écrit ainsi le Globe and Mail, de marchands d'armes et de pirates informatiques, d'ambitions contrecarrées et de vengeance politique, le tout s'entrecroisant dans les plus hautes sphères de l'Etat français."
El Pais :
le point culminant de la rivalité entre "le frappeur" et "le poète".